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Tesla et ses robotaxis : 59 véhicules déployés, loin des 500 promis par Elon Musk

Tesla et ses robotaxis : 59 véhicules déployés, loin des 500 promis par Elon Musk
Dllu via openverse, licence CC BY-SA 4.0

Selon des sources médiatiques, Elon Musk a évoqué le 24 avril 2026 le début de la production d’un véhicule présenté comme le premier robotaxi de Tesla, le Cybercab. D’après Presse-citron et s2pmag, cette annonce s’accompagne d’un déploiement limité, loin des promesses initiales.

Des objectifs revus à la baisse

En 2025, Tesla visait 500 robotaxis pour la seule ville d’Austin d’ici décembre, selon Presse-citron et s2pmag. Aujourd’hui, ces mêmes sources indiquent que la flotte se limite à 59 véhicules en circulation, répartis entre Austin, Dallas et Houston. Numerama précise que seuls 21 de ces véhicules roulent « sans superviseur à bord », avec des déploiements symboliques à Houston et Dallas (un seul véhicule par ville en avril 2026).

Les retours d’expérience soulignent des défis opérationnels. Selon Presse-citron, « dans trois trajets sur dix, un moniteur humain est encore présent à bord », ce qui interroge sur le niveau d’autonomie réel du service. Par ailleurs, 17 incidents ont été déclarés à la NHTSA (autorité américaine de la sécurité routière), dont deux impliquant directement le système de conduite autonome de Tesla, toujours d’après Presse-citron et s2pmag.

Une concurrence déjà opérationnelle

Face à Tesla, Waymo, filiale d’Alphabet, dispose d’une flotte bien plus importante au Texas, avec une réputation de fiabilité supérieure, comme le rappelle Presse-citron. Cette avance s’inscrit dans une stratégie de déploiement progressif, contrastant avec les annonces ambitieuses mais retardées de Tesla.

Comme le note s2pmag, cette dynamique rappelle un schéma récurrent : « annoncer très grand pour mobiliser les marchés et les esprits ». Depuis 2016, les échéances pour une flotte de véhicules autonomes ont été régulièrement repoussées, soulevant des questions sur la capacité de Tesla à concrétiser ses promesses technologiques.

Source : Publication d’Elon Musk sur X

CoreVibe / maison
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Pour comprendre

Les promesses répétées d’Elon Musk : un calendrier en perpétuel décalage

Depuis 2019, Elon Musk annonce régulièrement l’arrivée imminente des robotaxis Tesla, avec des échéances sans cesse repoussées. Lors de l’Autonomy Day d’avril 2019, il promettait un million de véhicules autonomes en circulation dès 2020, une prédiction réitérée en 2020 pour 2021, puis en 2022 pour « l’année prochaine ». En octobre 2024, lors de l’événement We, Robot, il présentait le Cybercab en annonçant un déploiement à Austin dès 2025, tout en fixant une production avant 2027. Ces reports successifs, documentés par MacGeneration, illustrent un décalage persistant entre les annonces et la réalité technique. Le périmètre des promesses a également évolué : d’une flotte massive en 2019 à des déploiements géographiques plus limités en 2024, sans que les détails opérationnels ne soient toujours précisés.

Ce phénomène n’est pas isolé dans l’histoire de Tesla. La Tesla Roadster, présentée en 2017, devait initialement être commercialisée en 2020, un calendrier également repoussé à plusieurs reprises, comme le rappelle L’Auto-Journal. Ces retards s’accompagnent souvent de justifications techniques ou réglementaires, mais ils alimentent un scepticisme croissant chez les observateurs et les clients. En 2019, Tesla lançait son Hardware 3, un calculateur présenté comme capable de rendre les véhicules autonomes via des mises à jour logicielles. Pourtant, six ans plus tard, le Full Self-Driving (FSD) en version 14 reste en phase de tests internes, comme l’indique Rouleur Électrique, loin des performances promises.

Waymo vs Tesla : deux philosophies technologiques, deux réalités opérationnelles

Alors que Tesla mise sur une approche « vision seule » (caméras uniquement) pour ses robotaxis, ses concurrents comme Waymo combinent caméras, LiDAR et radars pour une perception redondante de l’environnement. Cette différence architecturale est au cœur des débats sur la sécurité et la fiabilité des systèmes autonomes. Waymo, filiale d’Alphabet, opère déjà une flotte d’environ 2 500 robotaxis aux États-Unis, réalisant plus de 500 000 courses par semaine en 2026, selon tech-insider.org. Son service commercial sans conducteur est actif depuis 2022-2023 à San Francisco et Phoenix, avec une expansion prévue vers le Texas et la Floride en 2026 (CNBC).

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L’approche de Tesla, défendue par Elon Musk comme suffisante grâce à l’intelligence artificielle, est cependant critiquée pour ses limites en conditions réelles. Des tests menés par l’ADAC, un organisme allemand de référence, ont montré que le système tout-caméra de Tesla était mis en difficulté sous la pluie, contrairement aux solutions intégrant le LiDAR (Numerama). Ces résultats soulignent un enjeu clé : la redondance des capteurs, absente chez Tesla, est considérée par de nombreux experts comme indispensable pour garantir la sécurité des véhicules autonomes. Par ailleurs, Tesla n’a toujours pas obtenu de certification d’homologation pour un véhicule sans volant ni pédales auprès de la NHTSA, l’agence américaine de sécurité routière, contrairement à Waymo, qui a franchi cette étape après plusieurs années de procédures réglementaires.

Réglementation et sécurité : les obstacles invisibles du Cybercab

Le déploiement des robotaxis Tesla se heurte à des défis réglementaires et techniques encore largement sous-estimés. Contrairement à Waymo, qui a obtenu ses premières autorisations d’exploitation commerciale sans conducteur en Californie entre 2017 et 2022, Tesla n’a pas encore franchi cette étape aux États-Unis. La NHTSA, l’agence fédérale chargée de la sécurité routière, a déjà enquêté sur plusieurs accidents impliquant l’Autopilot et le FSD de Tesla, comme le rapporte Frandroid. Aucune exemption réglementaire pour un véhicule sans commandes manuelles n’a été publiquement accordée à Tesla à ce jour, alors que la production du Cybercab a officiellement démarré en 2026, selon Génération NT.

Ces retards réglementaires contrastent avec les annonces médiatiques de Tesla, qui présente le Cybercab comme une révolution imminente. Pourtant, les incidents liés aux systèmes autonomes de la marque, comme les deux accidents récemment signalés à la NHTSA (Teslarati), rappellent que la technologie est encore loin d’être mature. Les concurrents comme Cruise, qui ont subi des suspensions de permis en 2023 après des accidents graves, montrent que même les acteurs les plus avancés peinent à concilier innovation et sécurité. Pour Tesla, l’enjeu n’est pas seulement technologique, mais aussi juridique : sans certification claire, le Cybercab pourrait rester cantonné à des tests limités, loin des promesses d’une flotte de robotaxis à grande échelle.

L’avis de CoreVibe

Elon Musk a transformé l’art de la promesse technologique en sport extrême : depuis 2019, ses échéances pour les robotaxis glissent comme du sable entre les doigts, tandis que Waymo, lui, aligne déjà 2 500 véhicules et un demi-million de courses par semaine. Le dogme du tout-caméra, présenté comme une révolution, se heurte à la réalité des intempéries et des 17 incidents en neuf mois — là où les concurrents misent sur des capteurs redondants pour éviter ces écueils. Sans certification pour un véhicule sans volant ni pédales, et avec une flotte réduite à une vingtaine de taxis symboliques, Tesla joue la partition habituelle : vendre du rêve médiatique en attendant que la technique rattrape les annonces. Sauf que cette fois, le marché commence peut-être à fatiguer des promesses qui sentent davantage le coup de com’ que l’innovation concrète.

Sources : https://www.presse-citron.net/elon-musk-promettait-revolution-robotaxis-realite-rapproche-imposture, https://www.numerama.com/vroom/2261785-seulement-21-vehicules-actifs-les-taxis-autonomes-de-tesla-disparaissent-en-toute-discretion.html

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